En maths on ne prête guère attention aux extrêmes quand on parle d'un ensemble de nombres, et encore moins quand il s'agit de grandes quantités de nombres. Il existe les paradigmes, les singularités, les exceptions, les exotiques, les originaux et autres... On s'intéresse plus à ceux qui se regroupent autour de la moyenne, plutôt qu'à ceux qui s'en écartent. Exemple d'une classe de 30 élèves, dont un a obtenu 0/20 et un 20/20, alors que tous les autres se situent entre 5/20 et 15/20. Statistiquement, il est normal d'éliminer les deux extrêmes (0 et 20) pour obtenir une moyenne réaliste. La probabilité d'avoir une note près de la moyenne est nettement plus élevée que d'avoir une des notes extrêmes (Voir : "écarts à la loi normale réduite")

Si on applique la loi normale, une courbe de Gauss des températures, appliquée à un dérèglement climatique, on va vite remarquer que la France se situant au 45° parallèle va présenter plus de variations que l'équateur ou le pôle Nord. Les pôles et l'équateur sont plus proches des tendances "statiques" (staticité et non stabilité) comparativement au milieu de la courbe qui regroupe bien plus de points variables. Le milieu de la courbe se situant sur la carte du globe à l'égale distance entre le pôle nord et l'équateur, soit le 45° parallèle (dont la France).

Une pondération s'effectue, celle de l'angle formé entre le pôle terrestre et le pôle orbitique. Si l'on reporte vers le Nord sur une carte, l'écart entre le Tropique du Cancer et l'équateur (environ 23°, angle de l'obliquité) on inclus le Sud de la France (23 + 23 = 46°)dans le haut de cette nouvelle carte. En reportant le Cercle polaire Arctique d'autant de degré vers le Sud (66 - 23 = 43°) on recouvre la France. Le phénomène qui régit les saisons se verra amplifié d'autant, dans ses variations, que les données présentent habituellement dans la courbe de la loi normale.

Un dérèglement du climat sera donc plus sensible dans nos régions. Et moindre les jours piles entre solstice et équinoxe, plus proches du centre de la courbe. Et il serai mathématiquement possible d'obtenir des températures variant du Nord du Tropique du Cancer jusqu'au Sud du Cercle polaire Arctique.

En ajoutant le réchauffement à notre courbe, on peut éliminer une grande partie des variables basses au sein de la courbe, et proportionnellement, moins aux extrêmes, toujours peu sensibles. Soit donc finalement, des températures et des climats variables et amplifiés, dans une courbe dont la base s'élargie et l'amplitude augmente, tout en se décalant vers le haut du thermomètre.

Y'a pu'd'saisons ? En France on est aux premières loges pour en profiter, alors ami, prépares tes tongs fourrées et ta doudoune de plage.

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